AI act : les clés pour mettre votre entreprise en conformité
l'AI Act entrera dans sa phase d'adoption finale de ce mois d'août, êtes-vous prêts ?
L'utilisation de l'intelligence artificielle gagne du terrain en entreprise, mais pour qu’elle soit réellement utile, une condition est indispensable : Pouvoir faire confiance à ses réponses.


L’utilisation de l’IA se généralise de plus en plus, que ce soit dans la sphère personnelle, mais aussi professionnelle.
Mais pour qu’elle soit réellement utile dans ce cadre, il est crucial de pouvoir faire confiance aux informations données et d’avoir des réponses claires, vérifiables et précises.
Une seule mauvaise réponse peut suffire à ébranler la confiance dans un outil d’IA et tous les modèles ne se valent pas. Certains peuvent produire des réponses erronées ou incohérentes, un phénomène souvent appelé “hallucination”. Ce qui, dans un contexte professionnel, peut mener à des situations complexes qui peuvent avoir une mauvaise influence sur la crédibilité et la réputation d’une entreprise.
Et les impacts ne sont pas anecdotiques : un conseil financier erroné peut coûter des milliers d’euros, un rapport rempli de fausses données peut fausser une mauvaise prise de décision stratégique, un article comportant des faits inexacts peut ruiner la crédibilité d’une marque…
Autant d’erreurs qui mettent à mal la réputation d’une entreprise, engendrant une perte de temps et compromettant la fiabilité des outils utilisés par les collaborateurs.
Les agents IA utilisés dans un cadre professionnel se doivent d’être fiables et vérifiables afin de se prémunir de ces failles qui peuvent faire vaciller toute une organisation.
Traditionnellement, un agent conversationnel IA génère ses réponses à partir des connaissances qu’il a acquises lors de son entraînement. Cependant, ces données peuvent être obsolètes ou inexactes.
La meilleure solution pour que l’agent se base sur des données exactes est de les lui fournir nous-même !
C’est ce que l’on appelle la méthode RAG (Retrieval Augmented Generation), on fournit à l’IA une base de données issue de documents internes, mais pas seulement. Elle peut également s’appuyer sur des sources externes fiables (open data, publications officielles, API…) afin de fournir des réponses à la fois précises et à jour. L’enjeu est de maîtriser les sources que l’IA est autorisée à interroger.
L’IA ne s’appuie plus uniquement sur ses connaissances, mais interroge une base de données ou un ensemble de documents de référence fournis par l’entreprise. Résultat : au lieu d’inventer des informations, l’IA se base sur des sources réelles, ce qui réduit le risque d’erreurs ou “hallucinations”.
En plus de permettre à l’IA de fournir des informations fiables, la méthode RAG présente d’autres avantages :
L’une des causes des mauvaises informations données par les agents IA est leur “obligation” de toujours fournir une réponse (même si celle-ci est fausse). En résumé, l’IA ne sait pas dire “je ne sais pas” ou “je ne suis pas sûre”. Avec la méthode RAG, cette limite peut être contournée.
Puisque l’agent cherche ses réponses dans une base documentaire définie, il peut reconnaître lorsque aucune source pertinente n’existe et, dans ce cas, refuser de répondre ou indiquer qu’il ne trouve pas l’information. Un agent en capacité de “refuser” de donner une réponse s’avère donc beaucoup plus fiable.
Chez Craft AI, nous pensons que les agents IA doivent répondre à quatre critères :
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Le cas particulier des GPAI (Modèles d'IA à usage général) : Les grands modèles de langage (LLM) comme Mistral AI, OpenAI ou Claude entrent dans un régime propre. Soumis à une application progressive, ils nécessitent des analyses d'impact approfondies pour évaluer les risques selon s’ils sont utilisés bruts, fine-tunés ou intégrés via API.
Développée par Xavier Trigano, la méthode RADAR permet à toute organisation de piloter sa mise en conformité de manière itérative :
Focus "AI by Design" - L'exemple du tri automatique de CV : Un outil RH qui exclut ou accepte des candidats de manière 100 % autonome est classé "Haut Risque", avec un coût de conformité très lourd. La méthode RADAR recommande plutôt une approche by design : modifier les fonctionnalités de l'outil pour en faire un simple système d'aide à la décision (qui extrait les compétences clés du CV mais laisse la validation finale à un recruteur humain). L'outil apporte la même valeur métier, mais bascule en risque limité, allégeant drastiquement les contraintes légales.
Comment lutter contre le Shadow AI en entreprise ?
L'interdiction pure et simple ne fonctionne pas. Pour maîtriser l'usage des LLM par les collaborateurs, la réponse doit être transverse :
L'usage des LLM (ChatGPT, Claude...) viole-t-il le RGPD ?
Ce n'est pas l'outil qui caractérise la violation, mais la finalité de l'usage. Reformuler une campagne marketing sur Claude ne présente aucun risque RGPD. En revanche, y injecter l'intégralité du fichier RH de la pyramide des âges de l'entreprise sans précaution constitue un manquement grave.
Des alternatives souveraines (hébergées on-premise ou sur des clouds français/européens) permettent de pallier les risques liés au Cloud Act américain tout en garantissant une efficacité équivalente.
Comment encadrer mes équipes dans leur utilisation de l’IA ?
L'IA Act impose une obligation de formation pour tous les utilisateurs au sein de l'organisation. L'IA pouvant se tromper ou halluciner, seul l'esprit critique de l'humain formé permet de couvrir ce risque résiduel et d'assurer un contrôle qualité efficace.
L'IA Act ne doit pas être perçu comme un frein à l’innovation, mais comme un cadre de confiance.
En intégrant la conformité dès la conception des projets, l'IA devient un levier pérenne de performance économique, d'acceptabilité sociale et de souveraineté.
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